Grève cheminots 1995. Photographie de Christophe Farnault
Le Mantois et Partout ailleurs
" Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du
gouvernement."
Maximilien Robespierre
Grève cheminots 1995. Photographie de Christophe Farnault
J'ai débuté ici avec " le Mantois hier et aujourdh'ui ", axé principalement sur l'histoire sociale de cette région située à l'Ouest de l'Île de France. A ce propos, j'ai écrit " Aincourt, le camp oublié" aux éditions du Temps des Cerises, "Le Mouvement ouvrier dans le Mantois" et "Les origines du chemin de fer dans le Mantois - ligne de Paris à Rouen - " aux éditions l'Harmattan.
Puis, au fil des semaines, des articles sur l'actualité, ailleurs que dans le Mantois, ont vu le jour. Et de ce fait, d'autres lecteurs, ailleurs que dans cette région, sont devenus des amis fidèles.
Aussi, au gui l'an neuf, pourrait-on dire. A l'histoire sociale en général, va donc s'ajouter la Feuille de Coco Rouge-Coeur, pour tous les boutefeux en marche vers des lendemains qui chantent. Pour cela, mon BLOG initial devient Le Mantois et partout ailleurs.
Merci encore pour votre amitié de me lire et de me faire connaître autour de vous.
Roger Colombier
Ils vous ont fait payer le pain
Le ciel la terre l'eau le sommeil
Et la misère de votre vie
Hommes réels pour qui le désespoir
Alimente le feu dévorant de l'espoir
Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir
Parias de la mort la terre et la hideur
De vos ennemis ont la couleur
Monotone de votre nuit
Nous en aurons raison
Paul Eluard Cours naturel. 1938. Extraits
C'est du feu de la sédition que naît la liberté.
Marat
Tous les arts ont prévu des merveilles, l'art de gouverner n'a produit que des monstres.
Saint Just
Le pouvoir créera des vertiges tant qu'il ne sera pas pour tous.
Louise Michel
Ce n'est point que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
Sénèque
Celui qui voudra s'en tenir au présent, à l'actuel, ne comprendra pas le présent.
Jules Michelet
Joseph Tual, journaliste de la rédaction nationale de France 3 depuis 1987 et délégué du Snj-CGT, est menacé de licenciement.
Il a reçu un courrier recommandé, le convoquant le 25 mai prochain à un entretien préalable à un licenciement pour "faute grave". Il est mis à pied à titre conservatoire, son badge d'accès à l'immeuble démagnétisé, son nom effacé du tableau de service et son salaire suspendu. Depuis, les messages de soutien se multiplient sur Twitter.
Selon plusieurs sources, la direction de la chaîne n'aimerait pas son franc-parler et notamment des messages postés sur Twitter, après le 6 mai, et affichant la photo des deux dirigeants de France Télévisions, Thierry Thuillier et Rémy Pflimlin. Joseph Tual écrit : "Grosse chaleur à France Télévisions, la hiérarchie commence à se consumer !", ou"Bon les garçons, va falloir dégager !"
Joseph Tual faisait ainsi référence au fait que Rémy Pflimlin ait été nommé à son poste par Nicolas Sarkozy, tandis que Thierry Thuillier a souvent été pointé du doigt par une partie de la rédaction pour sa supposée proximité avec le pouvoir sortant.
Un climat de défiance est confirmé par Véronique Marchand, secrétaire générale du SNJ/CGT France Télévisions: "C'est le chaos total. Le sentiment qui domine, qui s'est exarcerbé puis avéré durant la campagne présidentielle, est que France 2 passe systématiquement avant France 3. Certains gros dossiers de fond sont retirés à des journalistes de France 3 pour être confiés à d'autres de France 2, nos grands reporters ne partent plus à l'étranger. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, ne crée pas le consensus."
Elle refuse d'envisager que Joseph Tual puisse être licencié, "quelle que soit la teneur des messages qu'il a twitté. La direction peut s'attendre à un grand mouvement d'ampleur si c'est le cas. Nous serons solidaires de tous les journalistes qui n'auront pas le petit doigt sur la couture."
Cette convocation préalable à un licenciement fait aussi suite à la fronde de la rédaction nationale de France 3 qui, le 10 mai, s'est prononcée, en grande partie, contre la ligne éditoriale de la direction de l'information de France 3. Après cette assemblée générale, la Société des journalistes (SDJ) de France 3 a décidé de rompre toute discussion avec M. Thuillier et a demandé, en urgence, un rendez-vous avec Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions.
Oui, si l'on en croit toutes les télés françaises et les médias de la même origine, ce G8 fut une sacrée réussite pour le président de notre république. François hollande s'est comporté comme l'un des chefs d'états des 8 plus grandes puissances internationales, celles qui font la pluie et le beau temps sur la terre, mais surtout du mauvais temps sur les peuples. Mais pourquoi aurait-il failli dans ce cénacle capitaliste qui régente le monde à sa sauce, celle des marchés et des inégalités sociales?
Il faut que la Grèce reste dans l'euro et accepte l'austérité et la ruine, a dit d'une voix unanime le G8: bonjour l'indépendance des Grecs à se gouverner par eux-mêmes. Il faut réduire les budgets publics et faire une politique de croissance, sans augmenter aucunement le pouvoir d'achat, a renchéri aussi le G8. En 2003, le socialiste François Hollande disait que le G8 était inutile. Aujourd'hui, président de la République française et toujours socialiste, le même n'a pipé mot sur ce regroupement qui n'a aucune légitimité, sauf celle du fric et des armes...
"Et, les gars, euh pardon madame Merkel, attendez-moi pour la photo", semble dire notre président de la République. Mais ce G8, c'est vraiment un sacré succès pour l'image de la Gaule et pour toute la planète, foi de journalistes gaulois.
Note de ma pomme: Sur la photo, Le président des States et du billet vert, la chancelière d'Allemagne, souveraine de la zone euro et de l'Ue, le premier ministre britannique dont le pays n'est pas dans la zone euro, mais qui, avec sa City, plus grande place financière européenne, est le fer de lance du dollar et de l'argent sale sur le vieux continent. A part ça, tout va bien...
Cette affiche du Pcf en 1924, surtout pas pour refaire l'histoire, mais adin de se la remémorer...
Les élections législatives des 11 et 25 mai 1924 portent au pouvoir l'alliance dite du "Cartel des gauches", qui comprend des républicains de gauche, des radicaux et la SFIO -le Ps à cette
époque-. La SFIO (20,10%) soutient le gouvernement sans y participer. Elle a refusé toute espèce d'accord avec le Pcf qui obtient 9,82% des voix et 26 députés, les premiers de son
histoire.
Au pays de la concurrence libre et non faussée, tout est bon pour faire du fric. EDF n'y échappe pas. Il est bien loin le temps où la France, au lendemain de sa libération, nationalisait son gaz et son électricité, conformément au programme politique du Conseil National de la Résistance.
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Le tribunal de commerce de Nanterre a rendu son verdict définitif le vendredi 11 mai 2012. La reprise est désormais officielle, l’usine Veninov de Vénissieux (Rhône) sera reprise par le groupe autrichien Windhager Garden.
En juillet 2011, l’usine VENINOV, leader européen de la toile cirée, a été placée en liquidation judiciaire. Elle comptait alors 87 salariés qui furent licenciés en juillet 2011.
Les salaires n’étaient plus versés régulièrement depuis novembre 2010. Les salariés se sont organisés immédiatement et une vingtaine ont continué à occuper le site depuis juillet 2011,
pour éviter le démantèlement des machines essentiellement et maintenir l’outil de travail en état.
Il est à souligner qu’outre les salariés, la population locale et les élus (la mairie de Vénissieux, le député de la 14ème circonscription du Rhône, le conseil régional et la communauté urbaine de Lyon), sans oublier les retraités de Veninov, ont amené leur soutien de tous les instants à cette lutte. De même, les syndicats CGT de l’union locale, mais aussi de tout le département, ont participé nombreux aux rassemblements locaux et ont apporté toute leur solidarité à cette bataille, y compris financière.
Cela a payé, les salariés ne se sont pas battus pour rien. A la sortie du tribunal de Nanterre, le délégué CGT Stéphane NAVARRO s’exprimait ainsi : “ Notre combat touche à sa fin, on est très fiers. C’est un truc de fou ! Il reste des choses à organiser, comme trouver une date pour aller en Autriche rencontrer nos nouveaux patrons. Notre priorité, c’est que tous ceux qui se sont battus pour la survie de Veninov soient repris. Cela devrait être faisable. »
Pour François Marques, secrétaire général CGT de l’union locale de Vénissieux « nous sommes heureux d’avoir été de cette action et fier de la CGT. Tous les efforts que nous avons déployés autour de Veninov ont rendu ce succès possible, mais c’est uniquement parce que les salariés de l’entreprise n’ont pas lâchés. »
Ce projet de reprise prévoit le redémarrage de la production pour le mois de septembre 2012, avec la reprise de 40 à 50 salariés dans un premier temps et des investissements de 20 millions d’euros sur 3 ans. Une délégation va d’ailleurs se rendre très prochainement en Autriche pour rencontrer la nouvelle direction.
Toutes les procédures ne sont pas pour autant terminées. Une procédure concerne directement le fonds d’investissement américain Gordon Brothers, qui avait accordé fin 2010 un prêt de 9,7 millions d’euros au groupe allemand Alkor Venilia car à l’époque propriétaire de Veninov.
Aujourd’hui, le liquidateur réclame 88 millions d’euros à Gordon Brothers, qu’il estime responsable de la faillite. Une enquête pénale a également été ouverte suite à une saisine par le préfet du Rhône qui considère que le prêt de Gordon Brothers était « illégal et réalisé dans des conditions léonines ».
Néanmoins, avant que l’entreprise ne reprenne ses droits et ses activités avec cette nouvelle direction autrichienne, une nouvelle initiative est d’ores et déjà programmée le 1er juin prochain dans les locaux de Veninov. Mais celle-ci sera festive et fraternelle et un moment de convivialité pour fêter la victoire et remercier tous ceux qui depuis plus d’un an ont soutenu cette lutte.